Zycie jest cudowne

Ou la vie est belle en français. Comment ça la vie est belle? Mais la vie est moche! Le monde est moche, les gens sont cons, gros, chiants et ils puent! Oui les gens sont cons gros moches chiants et puants. Mais la vie est belle. Enfin j'espère.

15 novembre 2009

Les deux anges

L’histoire commence dans un village enneigé.
Deux orphelins
Frère et sœur
Couchent dans la rue sous une couverture trouée.
Les villageois passent à côté d’eux sans les voir :
Ils sont trop petits, trop sales ;

Ils se confondent avec les ordures
Tremblant l’un contre l’autre, ils gèlent lentement
Dans l’ombre et le silence
Pourtant bien visibles sous le ciel qui les oppresse

Ils n’ont rien pour se réchauffer
Quand on a chaud au cœur,
Ni la neige

ni le vent
Ne peuvent nous glacer.
Alors ils se disent des contes, ils inventent des histoires
Cherchent dans leurs souvenirs des bribes de féeries

Qui pourraient leur donner du réconfort

Le frère raconte la petite fille aux allumettes

(Tous deux en adorent l’histoire)

Et la sœur fermant les yeux
S’imagine, elle aussi,

Grattant les allumettes de son paquet
Voir le grand poêle, la dinde,
Le sapin, la grand-mère ;

Ils en oublient le gel
Et les gerçures
Ils ne connaissent pas la fin du conte.

Les passants marchent
Ils n’ont rien remarqué.

Deux jours plus tard
On jette leurs corps au dépotoir/
Là, quelques mendiants les trouvent dans les déchets
Si beaux qu’ils les prennent pour deux anges.
Le plus vieux et le plus sage d’entre eux
Un mendiant à barbe grise
Dit : « Si ce village abandonne Dieu,
Abandonnons le village.» C’est pourquoi, dans ce village,
Il n’y a plus ni mendiant à chasser
Ni ange à admirer.

Les villageois n’ont rien noté.

On a la conscience bien tranquille

Quand on ne fait rien pour la sauver.

Ioannis Katsaros

(C'est sensé ressembler à une fable. Quel dommage, c'en est très loin...)

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10 novembre 2009

Professeurs

On en a tous eu, tous vus, tous plus ou moins (mal) aimé, et s'ils ne nous ont pas tous aidés ils restent la base de l'éducation, j'ai nommé les professeurs.

Comme à vrai dire, je m'en fiche complêtement es professeurs de maternelle qui racontent des idioties, des professeurs de primaire qui sont trop sévères ou trop gentils, des professeurs de collège qui désespèrent devant des classes stupides et des professeurs de lycée qui s'ils ne sont psa géniaux sont de vraies truies ou des ramollos, je vais parler des professeurs du tertiaire (même si mon expérience en ce domaine est limitée)

Déjà, mon prof d'anglais, qui a réussi à mémoriser en dix minutes, avec des petits papiers, les noms de tous les élèves de la classe. S'il les as ensuite oubliés, ça reste un sacré choc de savoir qu'en dix minutes, il a appris plus de noms que moi jusqu'à maintenant.

(Avouons que je me foule pas trop pour les noms des gens)

Prof d'anglais qu au demeurant parle excellement bien la langue (LES langues) au point où il nous a rappris des vieilles choses de français depuis longtemps oubliées. Voire de nouvelles choses. Ca, j'aime. J'aime aussi sa méthode "si ce n'est pas dans mon grand robert encyclopédique 25 tomes, ça existe pas comme mot"; même si ça peut être injuste (je doute qu'il ait la version la plus récente), ça a le mérite d'être clair, net et précis. Et parfois de lui donner des mauvaises surprises.

Après mon prof d'anglais, mon prof de maths. Prof de maths qui reste extrêmement distant avec ses élèves; pas qu'il soit méchant ou sévère, non... mais il ne vas pas trop vers nous. Et finalement, à le voir dans les 16 heures par semaines, c'est qu'on finit par le connaître un peu, à l'apprécier, et même à deviner ses petites blagues de la journée. Quand cette blague porte sur une erreur de maths qui ne pardonne pas aux concours ("disqualifiante" ou "disqualificatrice"?) et qu'elle ait été vue plusieurs fois dans les copies de maths ne change rien au faible sourire qu'on lui a aperçu.

Pendant un certain temps, par contre, personne dans la classe ne le prenait pour autre chose qu'une machine. C'est qu'il turbine en faisant son cours, il turbine beaucoup: rien qu'aujourd'hui, avec deux heures, huits pages de cours et trois d'exos (si on oublie que d'autres exos étaient en cours).Un rythme de croisière potable, mais vite tuant pour ceux qui sont derrière et doivent relire huit fois les pictogrammes déjà minuscules. Aujourd'hui, j'en ai fait partie et pour suivre la vitesse du cours, j'ai... sué.

Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle je m'obstine à dire que c'est une machine. Un peu comme un ordinateur, il va vite, très vite: jusqu'à ce qu'il plante. Mais planter, pas un peu planter: mettre vingt minutes pour voir que toute la démonstration est trop compliquée, qu'avec cinq pages de correction c'est trop, que lui-même a perdu le fil et ne retrouve plus son erreur... C'est rassurant d'un côté de voir qu'il lui arrive de se tromper. Un peu comme le jour où, étant resté en pause pour finir (et commencer) un devoir d'anglais qui était l'heure suivante, je l'ai entendu murmure un "Putain...!" face à son ordinateur, tandis qu'il préparait la suite du cours.

L'ordinateur, d'ailleurs, qu'il utilise pour vérifier les résultats de ses calculs et calculer desproduits astronomiques. Au début de l'année, on ne remarquait pas tant qu'il y allait; puis, avec Maple, on a compris que la plupart de ses magnifiques résultats numériques sortaient bien de quelque part. Si ce n'était de sa tête (et il est capable de alculer très vite, aussi; à n'en pas douter, il le fait même pour garder la forme), ça sortait de son ordinateur. On ne l'en aime pas moins, et les élèves de l'année dernière lui ont fêté son anniversaire (un jour avant le mien tiens) pendant notre cours à nous. C'était touchant la manière dont il a dit "Je sais pas qui a cafté pour mon anniversaire... Je pensais que c'était un secret bien gardé. Bon, je finis au moins la correction de l'exercice...", toujours avec ce petit sourire confiant. La classe aime beaucoup son prof de maths.

Pour le prof de physique, les avis sont partagés.

Déjà, de prime abord, il est nécessaire de préciser à ceux qui ne sont pas familiers des classes préparatoires du kléber que mon prof de physique est une célébrité. Pas dans le bon sens du terme, malheureusement, comme celui des MPSI4 ou le prof de maths des PCSI2 (Qui reste mon M.Bien des maths), là où tout le monde parle d'eux en des termes assez élogieux, mon professeur, on en parle pour le descendre. Généralement. Parce que si ses méthodes de travail sont assez dures - pas sadiques, mais.. on se croirait à Spartes-la-Physique -, même s'il passe beaucoup de temps et d'énergie pour nous permettre d'être une bonne classe, et que, dans le fond, il ne soit pas désagréable, il l'est énormément quand il s'aperçoit que le monde n'est pas parfait, que les élèves ont beau apprendre leur cours mais qu'il est une limite au travail que peut fournir une personne, et que cette limite lui paraît franchement basse sachant qu'il a lui-même une limite impressionante, et il se croit alors forcé de nous motiver. Motivation qui est plus sévère à l'écrit qu'à l'oral, bien entendu, mais qui reste assez cinglante - les tampons "Horreur", entre autres, qui s'ils peuvent être vus d'une manière assez comique, à la longue, deviennent cuisants (Heureusement, je n'en ai pas encore eu)

Avouons-le tout de suite, le personnage en lui-même est génial. Si les rumeurs sont vraies - je parle des rumeurs que chuchottent les professeurs entre eux avant les colles - il aurait fini dans les grands premiers de son année pour l'entrée à l'ENS, aurait publié une thèse sur la relativité générale et beaucoup d'autres belles et grandes choses qui sont possibles à un homme de sciences physiques. Ces professeurs se demandaient même ce qu'il faisait encore ici alors qu'il pourrait être dans des laboratoires de recherche extrêmement réputés et être bien plus grassement payé (connaissant le salaire assez élevé d'un professeur de prépa, ça commence à devenir beaucoup).

Non seulement il est génial mais il fait de l'épate. La vtesse de la lumière dans le vide? 2.99792458 m/s. Et encore, c'est facile, y'a pas beaucoup de chiffres. Non, quand il explique qu'il y a 9 192 631 770 changement d'état électrique du césieum 133 en une seconde, de tête, ça devient plus impressionant. Mais ce n'est rien comparé aux équations différentielles qu'il établit de tête, qu'il pose et résout sans rien marquer et sans regarder son cours. Et plus encore, qu'elles soient justes. C'est à se demander parfois comment peut-il arriver à faire des erreurs qui le bloque pendant dix minutes et qu'il nous demande de corriger chez nous. Erreurs qui, à franchement aprler, sont simplissimes (donc, si le diamètre apparent augment, l'objet est grossi à mesure qu'on se rapproche. Non, il est plus petit... heu, plus grand... non, non, j'ai dit une bêtise: plus petit. Attendez, je revois mes calculs... oui, plus petit. Non... plus grand?")

Le vrai problème avec lui (ce qui fait de lui une star) c'est son comportement avec les élèves qui ont beaucoup trop de travail sur le dos. Et avec les professeurs. Et avec tout le monde en général, parce qu'il reste toujours lui-même, quel que soit son interlocuteur, et les professeurs de physique comme de langue disent que ses méthodes ne sont pas bonnes pour le moral. Cependant, y'a une chose sur laquelle ils s'accordent: ceux qui survivent à son régime s'en sortent beaucoup mieux par la suite. Est-ce parce qu'ils étaient meilleurs qu'ils ont survécus ou parce qu'ils ont survécus qu'ils sont devenus meilleurs? Difficile de trancher, quoi qu'il en soit sa classe obtient des résultats.

(Et dernière note pour finir - les MPSI 4 trichent: ils ont les meilleurs professeurs de maths et de physique, et ils arrivent encore à ne pas savoir ce qu'est une borne. Fait pas semblant Chloé, j'ai entendu ce que t'expliquais à ta voisine!)

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04 novembre 2009

La vallée

Bon, côté vallée, on oublie tout et on recommence.

Enfin, la vallée reste la même: 200 kilomètres de hauteur pour les montagnes (voire 300, ça change rien).

J'ai même une explication à moitié potable côté physique pour ça. Ca peut marcher! Ca peut même très bien. Très facile. Une vallée avec des montagnes plus hautes que nôtre atmosphère, je vous jure c'est crédible. Même pas besoin d'une inclinaison de feu de dieu.

Je n'ai pas encore de carte de ma vallée. Ca c'est le côté négatif. Evidemment, y'a toujours des côtés négatifs. On va se concentrer sur les côtés positifs. On va donc ommencer par la magie (parce que tout le monde sait que la fantasy sans la magie, c'est comme les fraises sans la chantilly: c'est bon, c'est original, mais on sent quand même un manque).

On va donc commencer par la magie totalement artificielle et dérangeante qui fait beaucoup plus de mal que de bien, critique d'une société de plus en plus coupée de la nature jusqu'à s'y opposer et bla bla bla (que des conneries).

Comme toute les autres, elle n'a pas de nom spécial, eh non: pas de Rêve et d'Imagination. Magie, bon sang.

Dans Harry Potter, la magie on naît avec et on doit la travailler. C'est cool comme exemple parce que c'est totalement l'opposé de chez moi: on naît pas avec et on la travaille pas. On la contrôle qu'à moitié d'ailleurs. Je vous donne un exemple, c'est plus parlant.µ

On a Ciguë, une femme qui a la quarantaine. Ellle pratique la magie depuis dix ans. C'est, dans la vallée, ce qu'on appelle une vieille magicienne; la plupart meurt dans la première année. le record à battre est de vingt-cinq ans. Maintenant, pourquoi ça? Parce que la magie ne se contrôle pas. Parce qu'on l'implante d'une manière parfaitement barbare, avec des rituels à moitié absurdes qui mettent la victime à fleur de peau pour un bon bout de temps.

Evidemment, ça pose problème d'un côté: plus on est sensible et plus la magie est violente. Je dis bien violente: le premier mage est mort, la cerveau écrasé par le crâne qui se refermait sur lui-même, à cause de la douleur à la tête durant le rituel qui devait faire de lui un cas historique.

Il n'y a besoin qu'un peu de bon sens pour comprendre que la première année est celle pendant laquelle on fait le plus d'erreurs. Et comme on est jeune, ce sont aussi les plus graves. Qu'importe: des humains, il y en a plein dans la vallée. Il n'y a même que ça. C'est pas demain que viendra une pénurie, et puis, devenir mage, ça doit bien attirer des tonnes de jeunes, non?

On repasse à Ciguë. Elle a commencé la magie à trente ans. C'est très jeune, trente ans. Habituellement, on commence après les quarante ans pour les femmes (pour éviter les sautes d'humeurs), les hommes peuvent commencer vers 35 ans mais ça reste déconseillé. Il faut savoir que tout mage aura passé au moins la moitié de sa vie sans magie; plus jeune, on ne sait pas encore bien maîtriser ses émotions. Ca n'empêche pas les exceptions comme Ciguë de se manifester, mais quand 90% des jeunes de moins de trente ans voulant devenir mages meurent durant la cérémonie, on évite de faire son malin.

(D'autant que comme dit avant, plus de la moitié des survivants meurt durant l'année suivante)

Vu comme ça c'est très gore la magie dans la vallée. Surtout l'initiation. Mais ensuite, qu'est-ce qu'ils peuvent faire, comment ils la pratiquent? Des formules à réciter? Des gestes à répéter, des danses, des incantations? J'ai envie de vous dire que oui. Mais à la vérité, ça dépend du mage.

Après tout, comme on voit, cette magie-là vient des émotions et des sentiments. Un peu comme un acteur, le mage doit être capable de ressentir ces émotions au bon moment pour "pratiquer" la magie - après tout ça ne marche vraiment qu'à moitié. Et si pour ça, le mage doit réciter des vers, faire une roulade ou jongler avec des oeufs, il le fait. En général, ils s'occupent de choses moins spectaculaires - craquer ses doigts pour monter sa détermination, par exemple.

(De son côté, Ciguë se ballade avec des sachets de parfum. Etant donné sa longévité, c'est une méthode qui marche: elle a des parfums apaisants, des parfums excitants, des parfums envoûtants, toute sortes d'odeurs qui peuvent la mettre dans toutes sortes d'états. Y compris la rage: dans la vallée, il y a des fleurs comme ça)

Maintenant, j'ai pas encore dit la fin: les sorts, ça n'existe pas. Pas de sortilèges, de malédictions, de charmes. La magie reste incontrôlée, au plus on lui donne un chemin à suivre. La forcer à faire une chose précise, c'est mettre des bornes à ce qui les casse en deux secondes. Et les bornes, c'est soi. A éviter donc, étant donné que ça fait partie des erreurs de débutants.

Voilà donc Ciguë dans un champ. Comme on est dans la vallée, le champ est penché. Y'a un arbre qui menace de tomber, et on sait ce que ça peut provoquer ces saloperies qui tombent en montagne: une avalanche.

Dans des montagnes de 300 kilomètres de hauteur, on tiens à éviter les avalanches.

Mission: faire disparaître ce danger. Elle prend deux ou trois parfums pour se mettre dans l'ambiance "annihilation de la cause d'avalanche", et elle se dit, en gros, qu'elle aimerait bien voir disparaître cet arbre. En vrai, elle doit ne plus penser que ça: cet arbre doit disparaître. Ca doit remplir la totalité de son esprit. Donc ça doit être totalement l'opposé de mon esprit en cours de maths: "Cos a cos b - sin a sin b tiens c'était bon le sandwich au saumon hier oh mon prof qu'est-ce qu'il écrit mal bon sang mon stylo est vide tiens j'avais pas remarqué que Sylvie avait un joli derrière cos a plus b oui c'est évident mes ongles sont trops longs"

Pourquoi ça doit être la chose de l'esprit? Parce que la magie se dirige selon la concentration de la eprsonne. Plus elle est concentrée, mieux elle marhe; te d'un autre côté, toutes les autres pensées peuvent devenir des bornes pour la magie. Et les bornes c'est ce qu'on évite.

La plupart des mages n'arrivent pas à se concentrer au point de ne plus penser qu'à une chose. Ca implique qu'ils freinent un peu la magie qui le leur fait savoir au moyen de discordances émotionelles et donc aussi de résultat discordant. Ciguë, elle arrive à éviter ça très bien maintenant, mais à ses débuts, alors qu'elle essayait simplement de remplir un verre d'eau et qu'elle pensait à son mal de ventre s'est retrouvée avec une eau un peu rose. Ceux qui se sont moqués d'elle ensuite se sont retrouvés trempés, mais ça ne l'a pas empêchée de sentir le gros problème que ça pouvait poser.

Barreau, un mage ( lui aussi quarante ans, quoiqu'il en soit à sa troisième année) qui devait faire un pont au-dessus d'un torrent a eu en tête l'image d'un pont de pierre. Problème: il aurait simplement dû avoir en tête de créer un passage au-dessu de l'eau. Il aura eu de la chance, son pont s'est fait, mais lui a eu une discordance émotionnelle: juste après s'être installé dans une atmosphère de calme et de sévérité pour la construction, il s'est retrouvé écoeuré. Il a inauguré le pont de ses entrailles, parce qu'il n'avait pas pu focaliser son esprit sur ce qui était voulu, il en avait demandé trop, pas grand-chose, mais trop quand même, et ça s'était ressenti.

Reste encore à différencier les deux cas: dans l'un, le divertissement a changé le résultat, et dans l'autre, la limitation a modifié les émotions. Bien sûr, si dans le premier cas le divertissement avait été plus grand, il aurait pu constituer une limite et changer lui aussi les émotions. Parfois, ça donne une réaction en chaîne: divertissement entraîne désordre émotionel entraîne résultat encore plus faussé... et souvent, ce genre de problèmes mène à la mort.

On arrête tout de suite, hein: non, devenir mage ce n'est pas une vocation de suicidaire. Mais ça demande du self-contrôle. Beaucoup. Et ça demande de connaître ses limites si on espère vivre longtemps: plus qu'un an en tous cas. Et puis, c'est très bien rémunéré...

Avant qu'on passe à la suite, petite info sur le prénom des mages: Ils ont tous des noms genre Ciguë, Bougie, Barreau, Brise, Récif, un nom commun qui désigne un objet. Ce n'est pas que pour faire "cool": ce nom, ils le sortent de leur première utilisation de magie sans évnouissement postérieur. Pas parce que c'est harassant, la magie, non: mais parce qu'ils posent tellement de barrières invisibles dans leurs demandes qu'ils sont souvent balancés dans un coma à leur première fois. Alors ceux qui y survivent peuvent essayer une deuxième fois. Barreau a eu son nom à la deuxième fois, à l'hôpital, où il a fait "disparaître" (déplacer sur le côté) un barreau qui lui gâchait la vue de sa fenêtre. Ciguë a réussii dès le début à empoisonner son mari. La morale ne pèse pas toujours lourd chez les mages.

Voici donc la suite: les mages sont bien payés. Pourquoi? Déjà, parce que c'est un monopole d'un des "pays" de la vallée, un secret bien gardé et que les autres pays refusent de connaître parce que le procédé de création de ces mages est considéré contre-nature. Ensuite, parce que c'est un pays relativement puissant et belliqueux. Vous me suivez? Il aime la guerre et les mages sont un peu la bombe atomique de l'endroit. Même pas besoin qu'il survive: si on le place au coeur d'une mélée, il lui arrivera forcément de penser quelque chose du type "qu'ils meurent tous!" tout en étant assez désespéré pour que ça fonctionne. Après, peu importe si lui-même ne survit pas. Il y en a beaucoup d'autres de sacrifiables.

Mais le problème c'est que les gens ne seraient pas assez fous pour devenir mages s'il n'y avait as une compensation. Cette compensation est assez importante: beaucoup de droits et de privilèges au même niveau que l'équivalent des nobles du pays, dont celui d'avoir quelques morts sur la conscience, mais aussi l'accès à toutes les bibliothèques et à toutes les connaissances. Seuls bémol: l'obligation de servir en temps de guerre. Pour un pays agressif, c'est bien la peine. D'où le deuxième type de compenstion: monétaire. Tous ce qui est nécessaire est payé par l'état. Le superflu est payé par la rente que leur verse l'état. Comparée à ce que gagnent les gens normaux, c'est énorme: après tout, ce n'est pas parce qu'on est mage qu'on ira s'invoquer de la nourriture. D'autant qu'en général celle-ci est à peine comestible, rarement bonne (ça imposerait des limitations dangereuses). Et quand on veut des dîners succulents...

Voilà donc pour le premier type de magie expliqué de fond en comble. Je crois en avoir déjà un peu parlé mais pas aussi clairement.

A savoir qu'il n'est pas seul. Qu'il est unique à un pays. Qu'il est parfaitement dangereux et pour le mage et pour les autres. Qu'il est donc sous bonne garde et qu'il existe des individus spécialement entraînés pour maîtriser ces mages. Qu'il est tard et que j'écris ça à la suite du précédent article. Que je vais me coucher.

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03 novembre 2009

Plaisir d'écrire, mouais(!)

(Le titre seul vaut mieux que l'article attention)

Plaisir d'écrire! Souvent, c'est imposé; le sujet de rédaction du cinquième? "Le plaisir d'écrire"! Quand on écoute les écrivains: "Oh, oui, je prends beaucoup de plaisir à écrire!", "Oh! Moi aussi!", "Oh! moi plus que vous deux!"; on se demande s'ils ne se disputent pas les faveurs d'une amante-garce qui se vend au plus jouisseur, parce qu'après tout plus ça nous plaît et plus on écrit. Même si on n'ose pas tant l'avouer, l'inspiration est une putain, et les poètes mornes qui l'attendent peuvent croupir dans leur trou s'ils n'aiment pas écrire tout court. Au final, pour écrire, il faut aimer écrire; aimer lire, aimer inventer ne suffit pas.

Quand on sait qu'aimer écrire, c'est une habitude qui se prend... C'est très simple au fond: tout le monde aime écrire, tout le monde aime parler. Tout le monde a un sujet d'intérêt qu'il a envie de partager, même si ce n'est que sa haine ou son ennui, son désintérêt pour la vie, tout le monde a un sujet sur lequel il se croit intarissable, jusqu'à ce qu'il en parle, jusqu'à ce qu'il écrive dessus. Et en écrivant, tout le monde finit par voir que raconter cette chose, c'était plaisant, et qu'après tout, pourquoi pas; et qu'on peut continuer, parler d'une autre chose qui en est proche, parler du gazon et de l'odeur qu'il dégage quand il est fraîchement rasé, parler des oiseaux qui viennent bouffer les graines d'herbes qu'on a déposées pour qu'il soit plus touffu en été, raconter cent fois et plus comment son jardin a finalement resplendi dans la clameur de ces mêmes oiseaux autrefois détestés et maintenant adulés. Et puis finalement on jette le jardin aux oubliettes parce qu'après tout, maintenant, on s'en fout du jardin, ce qu'on aime, c'est en parler; et on parle du jardin délaissé, et on parle de l'herbe qui jaunit, des oiseaux disparus, des folles herbes envahissantes, des limaces entassées, et on parle, on parle sans s'arrêter, parce qu'on a trouvé d'autres sujets.

On passe une heure sur un poisson-rouge. Deux s'il fait un mouvement, huit s'il fait un tour de son bocal; on interprète, on étoffe, on élague, on ratiboise, on brode, on invente, et surtout on verbote, on trouve des mots jolis ou qui vont bien ensemble, des associations plaisantes comme un jeu des sept familles ou comme une vieille marieuse, on les met par couple, par groupe de trois, de cinq, de mille, on se fait instigateur de grands paragraphes, manipulateurs de chapitres (nos monarques), et finalement on pond une oeuvre de trois pages et huit formules sans fautes, et on cancanne.

Le plaisir d'écrire, oui, le plaisir d'écrire, c'est facile à choper, ça nous pend tous au nez, le plaisir d'écrire. Reste encore à savoir tisser, savoir broder, manier l'aiguille pour piquer quand il faut, manier le fil pour coudre ensemble les bons mots, et les ciseaux pour casser ce qui sonne faux. Parfois, aussi, parce qu'une bonne phrase est un patchwork; il faut savoir copier, en douce, les belles phrases et les belles formules, celles qui font plaisir à entendre, celles dont on dore les pilules difficiles à avaler, celles qui font avaler des métiers à tisser; au fond, écrire beaucoup, ce n'est pas écrire bien, on peut passer une heure, un jour, un mois, une année sur un phrase, un mot, une lettre, une virgule; Flaubert, Wilde, ceux-là s'y mettaient fort et avec entrain, passant une nuit pour trouver le mot juste et devant recommencer mille fois pour finalement changer complètement le passage précédent qui leur donnait tant et tant de fierté; le second aura passé plus d'une journée où enlevant une virgule au matin, il la remetait au soir, se retrouvant au même point que la veille. Le plaisir d'écrire, sans doute, ils l'avaient ceux-là, ils devaient papilloner, tatillons comme ils étaient, devant la moindre erreur de style. Ils aimaient écrire plus que l'écrit. Surtout, surtout, ils y arrivaient; passer trois ans sans résultat, quelle déception et quels regets! On aime écrire, c'est une habitude à prendre, mais trois ans, ça suffit bien pour perdre une habitude, ça suffit bien pour changer de vie, trois ans, c'est trop. En trois ans on n'aime plus écrire. Beaucoup moins que trois ans, il suffit d'une année, d'un mois, d'une semaine, d'un jour pour ne plus aimer écrire, il suffit d'une fille, d'un garçon, d'un rêve brisé, d'une chanson, d'une pluie, d'une neige, d'un jeu, d'un son, et l'amour s'écrase, la colombe se crashe et avec elle tous les mots, toutes les envies.

Qu'est-ce qu'on peut dire sur le plaisir d'écrire? Qu'il m'en aura fallu beaucoup pour gratter pendant une heure, pendant deux heures et demie, pendant trois ans, et au-delà; il m'en a fallu beaucoup pour écrire autant d'idioties et de bêtises que plus personne ne lit ni ne lira, qu'on oublie et qu'on oubliera. Le plaisir d'écrire, ce n'est pas intéressant, mais comme je l'écris, j'ai ça dans le sang.

Ok ok ok, donc, ça je l'ai écrit à la suite de l'histoire du poisson-rouge. Mais pas ici: je l'ai écrit sur facebook.

- honte à moi? faut bien se donner l'illusion d'une vie sociale -

Et puis, sérieusement, si c'est joli à éntendre, si (je crois) j'ai réussi à rendre le bruit que ça rend agréable, on est encore loin de ce qui pourrait être fait.

Et puis, plaisir d'écrire. Mes fesses! On aime être reconnu plus qu'écrire. Si personne ne me dit qu'il m'a lu, je m'en tape d'écrire. Et il faut bien que ce soit un autre, parce que moi, moi-même, c'est fait, je sais, j'ai écrit. Et alors? Ce que je veux savoir si c'est assez bon pour que d'autres aiment.

Mais dans ce cas ça ne se limite pas à l'écriture! Tout ce qui amène la reconnaissance devient comparable. On peut alors parler du plaisir de soigner, du plaisir de chanter, du plaisir de jouer à la belote ou du plaisir de se moquer des morts. Tant qu'il y a une personne qui dit qu'elle aime, ça peut nous plaire. Ca encourage, alors on continue: Pavlov à l'oeuvre! (plaisir de partager sa culture).

Et pourtant, non. Sans le plaisir d'écrire, il n'y aurait pas ceux qui grattent tous les jours un petit quelque chose anonyme qui disparaîtra avant eux, qui ne sera jamais reconnu, et qui se taisent sur ce qu'ils font. Le genre de petits carnets qu'on conserve et qui s'étoffe au cours du temps, les feuilles jetées au vent, les bouts de papiers qui tombent en confettis. Ca, ce n'est pas reconnu, et ça n'apporte pas de reconnaissance. Tout le monde s'en tape, sauf celui qui écrit, auquel ça doit bien plaire, il faut croire, sinon il ne l'écrirait pas. Peut-être il écrit par sentiment de devoir, mais quel devoir? Celui de témoignage? Ce n'est pas toujours suffisant. Non, il doit bien y avoir un plaisir d'écrire, parce qu'il nous reste des pages d'encre sèches mais inconnues et qui nous ont plues.

Bon, ça fait vraiment trop longtemps que vous l'attendez l'article sur la vallée. Promis, le prochain sera dessus. Je m'y attaque maitenant que je suis lancé, mais en brouillon, histoire de pas vous donner trop de lecture d'un coup.


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01 novembre 2009

La mémoire dans le bocal


Aujourd'hui un poisson-rouge m'a rappelé que je n'avais pas le monopole de la mémoire. Bien sûr, je ne l'aurais pas oublié si comme tout un chacun je n'avais pas déjà scandé que <<Les poissons-rouges ne peuvent se souvenir que de ce qui s'est passé il y a deux secondes!>>, chose qui a été démontrée fausse (J'aimerais donner un lien, mais vu l'heure, on m'excusera sans doute pas). Malheureusement,je l'ai fait, et il a fallu que le poisson-d'or anglais me rabâche la tête de mon incompétence mémorielle et par conséquent, qu'il mette en doute tout mon savoir. C'est chaud, un poisson-rouge; et je ne parle pas que de la couleur.

Au fur et à mesure de ses reproches, j'en ai quand même distingué des légitimes: j'ai pas une mémoire sociale. Pour ceux qui ignorent ce que ça veut dire, un petit chapitre d'introduction: j'invente un machin, ce machin concerne la mémoire, c'est donc un machin relatif à la mémoire qui lui donne une qualité propre; cette qualité propre, c'est la limitation à ce qui est d'ordre social. Donc mon machin c'est la mémoire limitée à ce qui est social, cad le nom des gens, ce qu'ils font, qui ils sont etc. C'est ça que je vais désigner par mémoire sociale (j'espère maintenant avoir bien compris mon poisson-rouge quand il me l'a expliquée). Donc, ce que je veux dire par la phrase "Je n'ai pas de mémoire sociale", c'est en gros "Ca me ferait trop mal au c** de donner du mien pour faire attention aux gens qui m'entourent, à ce qu'ils font, à ce qu'ils sont, etc".

Par exemple, je ne me rappelle déjà plus du nom du poisson-rouge concerné. Appelons-le André (André le poisson-homme) pour le reste de la discution: du reste, on s'en fout, je vous mène en bateau avec ce poisson et vous l'avez déjà flairé.

En discutant avec André je me suis donc rappelé deux ou trois petites choses, choses qui sont des oublis. C'est étonnant comme il m'est facile d'oublier ce qui a été, mais comme avoir oublié quelque chose me marque. Si j'étais plus orgueilleux je dirais que c'est parce qu'il ne m'arrive pas souvent d'oublier, comme je ne suis qu'un peu prétentieux je ne vais pas chercher à me justifier.

Tenez, entrant au Kléber la première semaine, des personnes que je n'avais pas vues depuis cinq ans m'ont vues et m'ont reconnues. Je parle de personnes qui étaient avec moi au collège et avec qui j'ai passé une année scolaire.

Moi? Rien. Le néant. Le vide complet. C'est le moment de réciter "Vanitas vanitatum et omnia vanitas": ces gens qui croyaient exister, eh ben non, flûte mon pote, tu n'étais rien, tu n'es toujours rien d'ailleurs, je me rappelle absolument pas de toi. On était en latin ensemble? Attends, la quatrième tu dis? Donc avec M.Moulinex, le type qui broyait nos heures de cours entre ses tranches de vie, avec qui on a perdu plus d'une fois une heure parce qu'il parlait avec les gens en face de son bureau? Ouais, je me rappelle de ça. Mais t'étais pas en troisième, avec les deux profs de feu de dieu, les deux visages du latin, le doux mais sévère et le sensuel sadique? Non, à ce moment-là on était que quinze, je t'aurais reconnu. Là tu me parles d'une époque révolue, d'un âge que j'ai pas tant aimé, et, j'avoue, que j'aime toujours pas; écoutes, t'es gentil, mais j'ai des vrais amis là, lâche-moi maintenant.

Rajoutez 80% de politesse et nous y voilà, la scène comme si vous y étiez. Le visage, la moue digne d'une carpe de Bidule ébahi devant mon oubli - ce ne serait pas étonnant qu'il soit touché dans son égo. Moi aussi je l'aurais été; mais manifestement,  et je ne me l'explique toujours pas, la plupart de gens se souvient de moi; et comme je ne vais pas à la recherche de la plupart des gens, je ne sais pas qui m'oublie et grand bien m'en fasse! Mais ce n'est pas tant que ça gène de virer quelqu'un, d'occulter un morceau du passé (déjà bien sombre au départ); ce n'est pas l'ombre qui gène, mais l'absence. Quand je me réveille dans la nuit après un cauchemard (ou dans mon cas, parce que mon rêve était trop ennuyeux et que je ne pouvais pas changer de chaîne), et que dans la pénombre, je ne distingue plus rien, ni les murs ni les meubles ni le sol, ce n'est pas gênant; je sais qu'ils sont présents, qu'après trois pas, je les toucherai  - et sincèrement, même dans l'ombre la plus profonde, on devine les formes et les distances des objets; tout au plus, on se cogne. C'est douloureux et ça énerve, certes; mais on le remarque bien.

Imaginez un instant que vous vous réveilliez dans une chambre toute noire. Vous sortez du lit, vous ne voyez rien: allons bon, cinq pas et un mur, on sera fixés. Tiens? Non? On continue. On marche. On s'habitue, on marche une minute, deux, mais qu'est-ce que c'est que cette chambre s'écrie-t-on quand on ne trouve rien. On retourne sur ses pas - retrouver le lit au moins. Il n'y est pas - merde. Oui, merde, parce qu'on ne trouve rien, on a perdu l'entrée et on aura du mal à trouver une sortie s'il y en a une. Autour, tout est plat, vide, ou s'il y a quelque chose on ne s'y est toujours pas cogné. Pour moi, l'oubli ça ressemble à ça: on cherche à tâtons, dans une obscurité parfaite, l'une ou l'autre chose dans une chambre inconnue.

Quand cette chambre fait la taille de vos formules mathématiques, c'est facile, vous avez au plus une dizaine de mètres carré à chercher; quand il s'agit de littérature, la pièce grandit mais reste du domaine mesurable.

Mais quand c'est ta putain de vie qui est là-dedans, sachant que tu te rappelles souvent pas de ce que t'as mangé la veille au petit-dèj, ou alors vraiment qu'après cinq minutes de réflexion intense, comment tu fais, hein? Comment tu fais? En face du type qui te dit "Mais attend, on était potes, tu te rappelles pas? j'étais à côté de toi en latin!" et que non, pour toi, ce type c'est un inconnu, un quidam, tu l'aurais jamais rencontré de ta vie, jamais effleuré s'il t'avait pas dit ça, jamais regardé même, d'un regard plus poussé que la vue simple et naïve, qui ne serait pas une simple constatation de la présence mais une reconnaissance, là, devant lui, quand il te demandes "tu te souviens?", et que tu dois chercher dans plus d'une décénie de souvenirs en tous genre, parmis des dizaines de milliers de petits-dèj, avec autant de repas et de dîners, des séries télés, des livres, des moments entre amis, des cours, des formules de maths et de physique et de courtoisie, des mots et des journaux, des rêves, des envies, des emmerdes, quand il te demande de chercher dans le coin le plus paumé et le plus pourri de tous ces machins, et immédiatement de trouver LA réponse qu'il attend, le "Ah, mais oui! Vincent, le blond, le type auquel j'ai dit qu'il était l'élu avec un accent pourri qui se faisait passer pour sage tibétain,  celui qui sortait les blagues nulles mais qu'on rigolait quand même parce qu'on était des sales cons et que je suis content d'avoir fichtrement changé!", et que cette réponse ne vient pas, tu fais quoi?

Tu lui dis de se barrer, en essayant le plus possible de ne pas montrer de un que tu t'en fous de lui, de sa vie, de deux que la raison pour laquelle tu t'en fous c'est parce qu'au fond tu aimerais le reconnaître mais que t'as pas réussi et de trois que ne pas le reconnaître t'as foutu en rogne contre toi-même; et on pourrait aussi rajouter le passage où il te demande de remuer des souvenirs désagréables, qui sans doute étaient potables et même agréables pour toi, mais maintenant, en revoyant ta vie tu te dis que c'était du grand n'importe quoi cette époque, côté estime de soi, et que ça ça t'a mis en rogne contre lui, et que t'as d'un seul coup moins envie de le reconnaître, moins envie d'en faire quelqu'un, beaucoup, beaucoup plus envie de l'oublier définitivement et qu'il ne revienne plus jamais te voir pour te demander si tu te souviens de lui.

Là, quand j'ai raconté ça à André (André le poisson-rouge qui a une mémoire dépassant les deux secondes), il m'a reproché d'être agressif envers les autres. Il n'y a aucune raison de détester quelqu'un qui te demande de te souvenir de quelque chose de désagréable s'il l'ignore - et là il avait raison. Ensuite il m'a traité de tous les noms d'insectes (rappelez-vous, les oiseaux sont plus évolués qu'André) pour me maudire moi et ma mémoire, et me permettre une petite allitération en m qui vient juste de passer.

Après ses invectives vindicatives (et comme vous le sauriez s'il existait, intempestives), il s'est vanté de connaître bien plus son entourage que je ne connais le mien. Bien sûr, lui ai-je dit,  tes amis sont des raies, il n'y a  pas plus plat comme poisson! et j'ai pris une enclume sur le crâne et  depuis, je tiens à porter plainte contre André pour destruction sélective de neurones.

(Si André était américain, il aurait appelé ça <<Une frappe chirurgicale>>)

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25 octobre 2009

Soirée Joie, joie, joie!

Parce que même mon beau-père a trouvé la maison nickel!

Et c'est un foutu exploit.

Pourtant, la soirée s'était pas annoncée de la façon la meilleure. De un, justement, les problèmes d'organisation dûs à des parents difficiles à convaincre, ensuite les problème que ça a causé aux invités, les personnes qui n'ont pas pu même dire qu'elles ne venaient pas pour une raison quelconque... Disons que c'est normal pour une soirée, même si ça peut faire que par exemple des plats pour 14 personnes se voient être essayés de manger par 7 personnes.

Passons les détails de l'organisation, qui pour la majorité ont étés prévus à table après quelques verres entre mon beau-père et moi. Ma mère m'a un peu aidé à sa manière, cad qu'elle a pu détourner le blâme (en général, c'est elle qui se fait gronder à ma place. Allez savoir pourquoi).On a finalement eu ces conditions pour la soirée: du samedi au dimanche, avec les parents qui rentrent le soir (vers 6 heures), cela durant un changement d'heure (+1 heure à la soirée, on a eu deux minuits), 4.5 litres de sangria (avec des vrais morceaux de fruits dedans, Auriane a beaucoup aimé), de l'ice tea, de la salade de pâtes et de pommes de terre à en nourrir un régiment, une bouteille d'ice tea, de coca, et la certitude que si mon beau-père voit le moindre pet de travers dans le décor quand il rentre le lendemain je me fais lyncher.

(J'avouerais, me faire lyncher n'est pas exactement le terme correct. Il m'aurait engueulé, il se serait énervé, mais j'aurais pas eu de problèmes pour autant, sauf si ce qui se serait passé aurait été très grave. A la limite, privé d'ordi ou forcé de faire le ménage. Mouais, sérieusement, en général j'ai pas d'emmerdes mais je préfère les éviter quand même)

Rendez-vous 6 heures place Kléber. Je suis évidemment arrivé en avance, vers 17h30, et je suis allé acheter des bougies d'anniversaire (parce que j'ai eu de sérieux doutes infondés sur la présence de telles bougies. Au moins Auriane aura économisé du fric). Me croyant toujours très en avance à moins vingt, je tombe sur Guillaume qui m'attendait depuis deux heures, et qui par conséquent a battu tous mes records de "J'arrive à l'avance pour le rendez-vous". Pas de beaucoup, hein: j'ai quand même été là 4 heures avant le début du concert des ogres de barback, et j'ai attendu 1h50 que le premier copain arrive (même si en l'occurence, c'était une copine et la seule du tas).

Evidemment s'enchaînent les arrivées: une Auriane, une Léa, un Alan (qui se croyait plus en avance que moi. Sagouin!), une Chloé et un Virgil. Anamarija devait venir plus tard, pendant que nous étions au monoprix nous faire un stock, et Steph n'a finalement répondu à aucun message, elle devait donc être en train de camper dans la nature avec des sangliers et des autruches à cornes. Ne riez pas elle en serait capable, de ça ou de communier avec ses arbres.

(Arrivée d'Auriane: "Cécile ne vient pas". Avant ça, David: "Désolé, je peux pas", qqs autres personnes itou, et finalement on était sept. Ca s'est très bien passé tiens, mais c'est triste pour les gens comme Vivi.)

Résumé rapide de la soirée: on prend le tram/bus (en croisant des namis n'a moi entre-temps, qui m'engueulent parce qu'ils veulent venir à mon anniv et qui viennent pas quand je les invite), on rentre. On commence les salades depommes de terres et de pâtes.Partie sobre de la soirée: on commence la sangria qui est relativement bonne par rapport à quand je l'avais goûtée avant (mais ça avait pas macéré en même temps). On finit ausi les oeufs à la mayonaise (les gens, vous savez pas manger avec des couverts).

Après cela, on se pose dans le salon. On commence à... boire. La musique court toujours  (les fatals picards comme premier CD, pamplemousse mécanique avec toutes les pistes, même la dernière. C'était le baptème de Chloé). On se fait la vodka (enfin, j'en bois que deux verres, je voulais pas me faire autre chose que la sangria cette soirée. Et puis mon verre était le plus grand, le plus gros, et il avait des biscotos). On cherche désespérément une tasse ou un ojet qui permettrait de, oh, cacher des dés, pour se faire le premier jeu à boire qui repose sur le bluff (et donc que je perds minablement, quoique ça m'a plu de me faire 1 litre de sangria seul à ce moment). Pour les autres, vodka-orange. A bout d'un certain temps, la vodka est vide (et le cd passé. On change pour Noirdésir, je crois. A moins qu'on ait vite passé du Brassens, avant... me rappelle plus sur quoi on a dansé tiens), et Auriane veut cloper. Donc direction terrasse, où évidemment on pique l'une au l'autre cigarette à Riane (et d'ailleurs au moins une qu'elle n'a pas vue. Ou dans sa mansuétude extrême; elle n'a pas voulu nous le reprocher à Guillaume et moi). Donc cigarettes fumées jusqu'au filtre (c'est d'ailleurs écoeurant) et discute tranquille.

(Oh, oui, juste avant ça, avec la vodka on avait mangé le gâteau. Il était bon. Et on m'a chanté joyeux anniversaire et ça m'a fait vraiment plaisir. Cadeaux magnifiques, j'ai même une sorte de machin pour égoutter d'autres machins maintenant)

(Et tablettes de chocolat finies le matin pendant le tarot. Tarot avec de magnifiques parties à garder en mémoire, dont la partie à la joyeuse coupe en carreau pour Auriane et moi tandis qu'Anamarija n'avait que ça. Inutile de dire qu'elle nous était alliée et qu'elle a ainsi vidé nos atouts en moins de deux, laissant le champ libre à Alan et Chloé pour nous massacrer en douceur. Je n'ai pas osée regarder la taille des tas, et heureusement parsonne n'a compté les points)

Terrasse puis chambre avec bougies pour s'amuser (d'ailleurs, il semblerait que le jeu "éteignons les bougies des autres" soit toujours aussi populaire. Plus que "crâmons-nous les doigts avec de la cire liquide", je suppose. C'est là qu'on se dit qu'imiter Wolverine avec 6 bougies aux mains n'était pas l'idée du siècle). Passage de Queen et dansage d'abord (un peu partout le dansage. Genre couloir, salon, salle à manger, partout. j'aurais tendance à dire que même aux toilettes une personne aurait dansé ça m'aurait pas étonné) puis étalage par terre dans ma chambre et décomptage des deux minuits de la soirée. Deuxième décompte long parce qu'on commence beaucoup plus tôt)

On apprend le tarot à Anamarija. et on commence les parties. Et on se gourre sur les règles (56 poins sans bout, 51 avec un, 46 avec 2 et 36 avec 3. Ca fait que la moitié des parties gagnées ont été perdues en fait), ce qui n'empêche pas une bonne marrade.

A ce moment de la soirée, vers 2 heures, les gens commencent à être un peu mous. Mais qu'à cela ne tienne, on décide d'aller dans le salon pour jouer au munchkin, qui finalement ne sera pas fini (faut avouer que c'est un jeu qui réclame des neurones. Rares étient ceux qui en conservaient plus d'un alors). Après quoi, changement pour tarot, et de tarot à trou du cul  - auquel je participe pas.

(Bon sang, j'avais que le 21 comme atout! Deux rois! Et elle m'appelle même pas!)

(Oh, et on passe Pink  Floyd et Brel ensuite. Mais pas fort)

Au cours de la soirée ma voix se dégrade. J'avais déjà l'impossibilité de parler avec une voix aiguë, mais après, on reconnaissait immédiatement l'homme des cavernes qui était en moi. Ce qui pose problème quand on aime chanter les chansons comme moi. J'espère récupérer une partie de mes facultés vocales d'ici, oh, soyons fous, jeudi)

Assez tôt le matin, après un rangement pour lequel je remercie tous les gens qui ont (et n'ont pas) participé, on comate quelques minutes. Je réveille Auriane et on joue aux dames. Rectification: je l'écrase aux dames une fois et la deuxième fois on tombe sur une égalité parce qu'elle fait une connerie qui rattrape ma connerie de départ. Les gens se réveillent petit à petit et jouent eux aussi. Ou conseillent. Ou commentent. Ou se barrent dans ma chambre pour dormir peinard (comme Ana, qu'on a pas vu pendant trois heures) ou squatter mon pc (tu crois que je t'ai pas vu avec l'écran allumé, Alan? :-P)

Puis vient l'heure du départ avec les interminables pleurs et lamentations qui n'ont jamais eu lieu, parce que non, du tout. Prévoyant un autre arrêt que celui auquel on est allé,  je nous donne 20 minutes de marche de gland pour arriver. Evidemment, comme j'ai mal calculé, même en marchant comme des glands o y était en trois minutes. Heureusement d'ailleurs, le bus était là 3 minutes plus tard. Et comme on me demande vite fait, j'accompagne jusqu'au Baggersee et aux premiers adieux déchirants ("bon, mon bus est là, je me taille!"). Puis deuxièmes adieux déchirants ("Rah, maintenant c'est pas moi qui vous lâche, c'est vous qui me lâchez! C'est nul...").

Et finalement rentrage, jetage de bouteille, de poubelles, deuxième passage de balai (y'avait des petits machins qui étaient restés finalement), et allage au lit après cinq minutes de lisage de dictionnaire des idées reçues.

(Encore merci pour tous les cadeaux! J'ai particulièrement aimé le message au feutre sur la feuille quand j'ai rangé tous les jeux qui étaient au salon)

Au passage, en ce qui concerne les objets trouvés: pour l'instant, il n'y aurait que des dés d'oubliés, mais si par hasard il vous manquerait quelque chose, demandez toujours, ça devrait être quelque part.

Posté par Luminox à 19:07 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2009

Les gens, vous m'énervez!

(CAD allez voir l'édit en fin du dernier message. Enfin, celui d'avant quoi)

Grâce à vous j'ai rejoins le club de Johnny Haliday et Jean D'Ormeson des gens qui disent arrêter et reviennent ensuite.
(Pas comme si j'avais pas déjà fait la blague avant mais là maintenant je me croyais sérieux. Zut quoi)
Comme d'hab alors je vais me retrouver à dire des choses inutiles, voir que ça n'intéresse personne parce que avouez-le, vous êtes trop des feignasses pour taper deux lignes en commentaire ("noooon, c'est pas çaaaaa, c'est que le lien il se charge trop lentemeeeeeeent!" n'est pas une excuse valable: et la page six fois plus haute, elle se charge en deux secondes par magie, c'est ça?),alors qu'après on vient me dire que c'est dommage que je ferme parce que c'était intéressant. Et donc on va jouer au yo-yo continuellement jusqu'à ce qu'on en ait marre un jour.

(C'est pas une faveur que je vous fait - là j'essaye simplement de ne pas me mettre à bosser. Vilain moi)

Aujourd'hui c'est dédicacé à quelques personnes:

1) Stéphanie! (Francis!)

Alors déjà rejoyeux anniversaire, que je t'ai déjà souhaité en avance l'année dernière, de nouveau en avance cette année et ce jour même;  et ensuite, faudrait que tu penses un jour à l'envoyer à Maya son cadeau, aprce que six mois pour un cd sachant qu'elle habitait largement plus près de chez toi que de chez moi, et qu'entre-temps tu l'as vue mais oublié le cadeau (deux fois de suite?), d'un côté, c'est beau, mémorable, je suis très fier de ce qu'on pourrait faire de toi comme personnage de télésérie américaine, de l'autre, je voulais vraiment qu'elle l'ait son CD de gauchiste.

2) Maya!

Non, comme tu le vois j'ai pas arrêté d'écrire. Et oui, y'a une lettre en écriture, mais je cherche à la finir et j'ai pas trop d'idées, avouons-le, après ces premières pages. Je crois que je vais te mettre quelque chose de potable, mais moi au moins je ne laisserait pas une feuille blanhce! tu sais comment je les hais les feuilles blanches? Elle a beau être libre, elle est totalement vide, plate, nulle, sans intérêt! La jour où un peintre me montre une toile blanche en me disant que ce qu'il vient de faire est de l'art, je lui fous mon poing sur la gueule. Toi, t'es une amie, alors je t'en ferais pas (et t'es trop loin pour); de plus, la faute est moins grave, t'aurais eu que des guilis. Mais quand même quoi.

3) Anne!

Toi qui viens jamais sur msn et qui n'a pas la converation la plus abondante du monde, soit bénie! J'ai encore un anniversaire de sobre à fêter après un anniversaire d'ivrognes. La date est encore à fixer, toutefois... j'aurais besoin de tes disponibilités, et vu la vitesse de nos relations postales, je crois qu'il y a plus de chance que tu m'envoies un mail d'ici les vacances que ma lettre puisse t'être acheminée par cette grêviste de poste.

(D'un autre côté, elle a raison quoi, on voudrait aps qu'elle ait de concurrence quand même)

4) Auriane!

Non, comme tu peux le voir, et comme d'habitude, en fait, je ne bosse pas vraiment, je fais semblant et ça marche aussi bien. Mais faire semblant est un vrai travail harassant qui peux m'occuper huit heures par jour en plus des cours, donc on peut dire que ça revient au même au final. Et effectivement, Anouilh c'est bien. C'est même génialissime pour ce que j'ai lu de ses fables (cad tout le tome en deux heures de lecture - j'ai pris mon temps). Quand à ton Tissé, il attendra un peu, j'ai beau avoir du temps devant moi il faut que je choisisse à quoi le sacrifier, et me faire mal aux yeux devant un écran noir et blanc n'a jamais fait aprtie de mes priorités (contrairement à me faire mal aux yeux devant un écran coloré. La prochaine fois, ajoute des couleurs...)

5) Chloé!

Non, en fait, rien.

6) Guillaume!

Chère réincarnation, maintenant que j'y pense, ce mot veut dire "nouvelle entrée dans la chair" en très très gros. Donc je vais plutôt t'appeler ma métempsychose, parce que les jeux de mots sur la réincarnation sont drôles mais très vite lassants. Essayons de garder la barre haute, que diable (merde, encore un...)

7) Delphine!

Si tu lis, déjà, c'est cool et c'est incroyable. Ensuite, ca me fait très plaisir. Et pour finir, j'attends avec impatience que tu passes dire bonjour. Ben oui,  comme je sais pas grand-chose de ce qui se passe là où t'es, d'autant que je sais pas où t'es, j'ai pas beaucoup de questions intelligentes à te poser (T'es où? - En déplacement! - En Europe? - J'suis pas sûre!). Je préfèrerais attendre que tu reviennes pour qu'on puisse discuter de tout, déjà parce que les téléphones portables ils sont pourris, ensuite parce que ça nous fera plus à discuter.

8) DM de maths!

Ô mon DM de maths adoré,
Que je n'ai toujours pas vu ni lu, ni commencé,
Je crois que nôtre hymen,
Qui était prévu depuis une semaine,
Est bien mal barré.

Ô mon DM de physique adoré,
(copiez ici exactement les mêmes vers)

Malheureusement, il me faut vous rendre demain!

(AAAAAAAAAAAARG)

Bon, comme j'ai rien d'autre à faire (euhm, rien envie d'avoir d'autre à faire, ce qui, dans mon mental sûrement déficient, doit revenir au même, puisque je suis ici à glander), je crois que je vais parler des joies de l'anniversaire en famille.

Déjà, l'anniversaire dans ma famille à moi, y'a toujours un peu d'alcool.

(S'est retrouvé deux fois joyeux hier et a été bourré une fois)

Ensuite, l'anniversaire dans ma famille, y'a toujours une emmerde.

("Quoi? Mais je savais pas que tu fêtais ton anniversaire le dimanche, moi! Mais non! je veux pas, tu vas dégueulasser toute la maison, tes potes c'est des ivrognes, ils vont vomir partout, je refuse! Comment? Le samedi? Bon. Mais ça a intérêt à être nickel!" -  les trésors de négociation qu'il faut employer pour convaincre mon beau-père sont magnificients: j'ai pu avoir l'air sérieux bourré. Bon, s'pas la première fois - nouvel an vodka vodka "Ah tiens, c'est tes parents? - Vous prendrez bien une coupe de champagne? - Non, merci, je bois pas d'alcool" )

Et comme d'habitude, l'anniversaire en famille dans ma famille à moi, y'a toujours des gens qui n'ont absolument rien à voir avec la famille.

(Ce qui peut être positif - le petit ami de ma soeur, il est trop cool - et négatif - mon beau-père. M'eh. Il est pas méchant, mais fichtre qu'est-ce qu'il est chiant.)

Pour faire la description:

Hier, samedi donc, j'ai eu un DS de physique de 2 heures le matin (et fini un exercice sur trois. Ce qui, avec mon prof, je crois, est un miracle). Ensuite, j'ai eu cours 1h30 - alors qu'il nous avait sucré dix minutes le matin même. Puis j'ai dû aller acheter cadeaux pour ma soeur (et au passage, deux bouquins pour moi aussi, parce que non, mais j'étais en manque d'achetage de bouquins)

Donc je reviens à la maison, là: premier apéro, puis repas et premier dessert d'anniversaire. Un éclair au café géant pour six personnes. Résultat: on a chacun une part de mouche... Mais trois verres de vin pour moi, jasiek est joyeux.

Le soir, c'est moules-frites à volonté. plus deux bouteilles et un pichet (le tout, c'est du muscadet). Sachant que ma mère a pas beaucoup bu, ma soeur non plus, on peut dire franchement que je suis passé du stade joyeux à bourré très/assez vite (enfin, après la première marmite de moules finie).

Par contre y'avait du monde au resto, et on a dû attendre vingt bonnes minutes pour la suite de nos moules frites à volonté. Non, mais noooon, vingt minutes! Et les frites, y'en avait si peu...

(" LES FRITES, BORDEL! ")

Bon, finalement, on a eu nos quatre pauvres marmites de moules (moins d'une par personne... c'était sensé être à volonté...) et on a bien mangé. Et on a fait gentiment nos 50 mètres du restaurant jusqu'à la maison à pied sans trop trébucher (sans trébucher du tout en fait, bourré ma fois ma non tropo).

Après ça j'ai dû passer quelques minutes à m'embêter à mettre internet sur mon ordi. J'ai réussi aujourd'hui à deux heures, hein. Donc joie.

(Oh, et une fois n'est pas coutume j'ai rêvé cette nuit. Donc j'ai écrit ce que j'ai rêvé, parce que marre de l'oublier. Donc moi content, vu que je l'ai écrit tout de suite, avant de l'oublier comme j'avais fait en grèce pendant ces vacances).

Fin! ce message n'attend que votre silence (et peut-être même votre absence de lecture)

Posté par Luminox à 19:44 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 août 2009

Tout passe tout casse tout se casse

Tout passe, surtout le temps.

Tout casse, mais alors vraiment tout. Genre, même les prix ça se casse, et c'est un concept virtuel, un prix, même si la valeur d'un objet vient de la réalité.

Tout se casse, c'est surtout tout le monde se casse, et ça m'énerve.

Ca peut paraître marrant quand on sait que les autres seront pas plus entourés que moi, mais ce sera pas quelque chose que j'aurais choisi.

J'ai donc -2 à la vie sociale, cumulé avec les malus de la prépa.

Conséquence de quoi je coupe internet en-dehors des vacances et avec de la chance les week-ends. J'aimerais que toutes les personnes qui sont intéressée m'envoient leurs nouvelles adresses par mails ou par téléphone pour qu'on puisse s'échanger du courrier - j'ai juste envie de libérer de la place sur mon bureau et un moniteur qui en prend la moitié n'est pas très propice à cela.

Conséquence de quoi aussi j'arrête ce blog. Il devrait rester jusqu'à ce qu'un méchant admin vienne le supprimer mais je crois que ce sera suffisant si l'un ou l'autre veut revoir particulièrement un article ou autre chose.

L'autre raison pour laquelle j'arrête ça c'est parce qu'il faudrait bien un jour que je me mette à étudier, crévindjou. Que je me mette à étudier et me remette à lire. Et à écrire. Et à tant d'autres choses que finalement j'en sais trop rien. Faut que je fasse une pause avec internet et que je fasse autre chose, genre, des promenades, du sport, ce genre de machins auxquels je pensais jamais parce que j'ai toujours été un gros flemmard. Que je lise des journaux et que j'écoute à nouveau la radio.

(En gros transposer mes super-pouvoirs de gros 1337eux dans la vie réelle, même si je n'ai jamais eu de super-pouvoirs de 1337eux)

Je dis pas ça dans le sens "faut que je me trouve une vie" parce que j'en ai déjà une. Mais faut que je me donne des moyens et que je me travaille parce que les vacances, c'est bien, mais ça m'a totalement ramolli. Et s'il y a une chose que je hais c'est d'être ramolli et de perdre au monopoly. Et comme je perds pas au monopoly, je refuse de me ramollir. Parce que non.

Donc à partir du 2 si vous me voyez sur internet pendant la semaine, vous pouvez vous reporter à ce schéma:

sch_ma_fin_de_blog


La dernière possibilité reste qu'il y a eu une exception.

Ou que je suis un gros menteur. Mais ça, vous le verrez vous-même.

EDIT: les gens, vous m'énervez! Après avoir lu vous restez muets, entre-temps vous remarquez rien, et il faut attendre que je ferme pour venir m'embêter avec du nouveau. raaaah. Allez vous faire voir, je deviens parjure mais je m'en tape.

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11 août 2009

Comme un roman

Je viens de lire "Comme un roman" de Daniel Pennac.

Et c'est... c'est beau. Beau à m'avoir fait pleurer sur les deux heures de lecture et à me remettre les larmes à l'oeil en le disant. Beau au point où j'ai avalé 197 pages en 2 heures (quoique beaucoup d'espace blanc est laissé).
Beau au point où j'aimerais passer ce livre à tous les profs de français qui ne savent pas apprendre le français ni aimer le français.
Beau au point où il a raison, le salopard.

(Et surtout, beau au point où j'ai réouvert Kafka, et ensuite, je l'ai refermé, conscient de mon droit à grapiller)

Et beau au point où à part ce mot, y'a rien qui le définit.

Beau au sens grec. Beau au sens bien, beau au sens moral.

Beau au sens divin, si dieu existe, ou s'il y a quelque chose de sacré, ce livre en fait partie.

Beau au sens libre et beau sans fil ni lacet pour tenir. Beau déficlé, désaucissoné. Beau.

Beau, bordel! Tout simplement beau! ='D

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28 juillet 2009

Vers des revers de rêves avérés

Traduction: le sujet est donc le retour de rêves qu'on oublie.

Personnellement je ne sais pas pour vous les gens mais mes rêves je m'en souviens même pas au matin, alors quand je m'en souviens cinq ans, dix ans plus tard, c'est quelque chose qui me marque. Genre, pour l'instant, des rêves comme ça, dont je vais me souvenir, j'en ai trois. A dix-sept ans, je crois que c'est peu.

C'est une vraie saleté les rêves. Pourquoi j'en parle? Parce que justement dernièrement il arrive un truc bizarre: je commence à m'en rappeler, de mes rêves! Et le matin, et l'aprèm, et trois mois plus tard. C'est un bon point?

Ca dépend.

Autre chose concernant moi et mes rêves: je sais toujours que je suis en plein rêve. Ce matin, j'ai croisé une amie en plein rêve, qui ne lit pas ce blog (ni régulièrement ni pas du tout) et je lui ai demandé ce qu'on faisait. Et évidemment elle m'a répondu "on s'en fout, c'est un rêve", et le reste est interdit aux moins de 18 ans (connaissant ceux qui me lisent, à part un ami à ma mère - Hej Dariusz! - personne ne doit avoir trop l'âge de lire ce genre de choses). Connaissant les rêves je doute que quelqu'un se mette à croire que je fantasme sur une nouvelle personne - ou alors cette personne elle-même ne se souvient plus de ses rêves le matin.

Quand je disais que je me rappelais pas de mes rêves au matin, c'est vrai. Je m'en souvenais au réveil, pour peut-être cinq minutes, avec la tête dans le cirage et les yeux qui picotent. Je connais en gros le sujet de mes rêves: et, en général, la programmation d'XXL ferait pâle figure en comparaison. Mais d'après un psy qui était venu nous voir en seconde les rêves sont majoritairement comme ça et personne s'en souvient, alors pas de bol pour moi ce sont ceux dont je me souvenait en général au réveil.

A trois exceptions près.

A vrai dire, deux qui m'ont touché et dans les cinq qui restent plus ou moins. Dans mes moyennes sommaires, ça m'en donne trois. Un rêve qui dure cinq secondes où je me marie, une poursuite de l'inconnu dans un désert psychédélique puis une chance au jeu et une malchance en amour, un gnome highkické et un oiseau bleu grillé, une visite ave ma grand-mère avant d'entrer dans un sous-marin dédié à l'inceste, et dernièrement, en plus: je fais mon agent secret avec des superpouvoirs et des amis dont deux qui disparaissent et dont je drague les mères (avant ça, une fête au lycée et une chose dont je tiens absolument à me souvenir et que je regrette encore d'avoir oublié).

L'oiseau bleu et le désert psychédélique étant ceux qui m'auront le plus marqués (et les connaissant ça va durer).

Maintenant qu'est-ce qu'il y a de spécial aux rêves? leur origine, est-ce qu'ils ont une utilié?
j'apprendrais ici à personne que ce n'est qu'en rêvant que nôtre cerveau se repose vraiment (et dire qu'il suffirait théoriquement de passer 1-2 heures à rêver pour être en pleine forme) et que c'est la raison pour laquelle les somnifères ne reposent jamais: ils n'apportent pas de sommeil paradoxal (paradoxal parce que justement on rêve, on a le cerveau en ébullition, et ça le repose...). Est-ce qu'ils sont prémonitoires? j'ai des amis qui y croient et qui y croient dur comme fer. Que ce soient des souvenirs induits ou un hasard, ou une réalité, j'en sais rien et je veux plus le savoir. Du côté des rêves je préfères justement rester dans le vague, le flou, parce qu'une connaissance exacte ruine le rêve.

Savoir qu'on est en train de rêver quand on rêve c'est génial d'un côté. Ca aide beaucoup dans les cauchemars. Le dernier cauchemar que j'ai fait, je me suis justement dit "bordel, je uis dans un cauchemar, mais je vais pas me laisser faire" et je suis allé vers l'endroit d'où venaient les zombies, j'en ai tué pas mal et je me suis finalement réveillé quand l'un d'entre eux allait manger ma main (que je lui envoyait en pleine figure soit dit en passant). C'est un peu comme entrer dans un champ de réalité virtuelle, seulement on est sûr à 100% que le mec en face n'existe pas et qu'on peut tout lui faire, et que nous-même, au final, on ne sentira rien.  Sauf que les champs de réalité virtuelle n'existent pas et que les rêves, eux, ils sont bels et bien vrais.

Pour Freud, je crois, les rêves sont une porte ouverte vers le subconscient. Sartres, qui abhorrait cette idée de l'arrière-boutique de la conscience, a eu beaucoup de mal à s'en sortir pour expliquer les rêves (d'ailleurs il triche un peu en les expliquant, ou alors il est juste trop intelligent. Sachant que c'est un homme, l'un n'empêche pas l'autre). Apparement, c'est l'imagination qui se prend à son propre jeu - l'imagination qui est la conscient de l'absence. A vous de tourner ça, je ne veux pas le commenter. ET puis après tout Sartre a toutes les raisons de se gourer, le rêve n'a pas été expliqué en 5000 ans, il ne risque pas de l'être juste maintenant.

Dans le temps, on prêtait une origine divine aux rêves, ou au moins spirituelle. Je vois mal comment on peut trouver un signe de Dieu quand je passe mon rêve avec une femme - est-ce qu'il me demande de coucher avec tout ce qui bouge? Peut-être que ce n'est finalemnt pas si normal de rêver de ça et que les transformations de la société au cours des siècles ont abouti à ce résultat? il y a si longtemps, peut-être ne rêvaient-ils pas ainsi. Mais on n'a pas vraiment de moyens de le savoir: s'ils avaient les mêmes rêves, en auraient-ils parlé?

Toujours des questions et aucune réponse possible. Peut-être pour le mieux: la seule chose qui est sûre, au final, c'est qu'on reste dans le flou.

(C'est fumeux, non?)

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Ceci est une barre
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Supposons qu'une barre te mettes la pression.
Au bout de combien de temps vas-tu me jeter une pierre pour avoir voulu faire une blague sur "bar", "pression" "barre" et "bière pression" voire "bière" et "tombeau"  "d'où le stress est mortel"?

Ceci était un exemple de métahumour.

Autre exemple?

Trois personnes de différentes origines ethniques, religieuses ou nationales entrent dans un endroit précis. La première fait quelque chose de normal, la deuxième fait la même chose et la troisième essaie de les imiter mais ne peut pas car elle est trop bête, et là, normalement, c'est la chute de la blague.

Métahumour=au-delà de l'humour. Cad que pour faire rire, on se moque des blagues. Exemple:

"Un type rentre dans un café, et demande..."

Des blagues comme ça, y'en a eu plein. Mais quand je dis plein, plein. Alors il existe plusieurs type de méta-humour appliqué à ces blagues: la chute de la blague peut être après la chute habituelle (addition). On peut enlever la chute pour justement créer un vide qui amène le rire (soustraction, méthode du rire par expectation). On peut aussi changer totalement la donne avec un jeu de mot:

"Un type rentre dans un café... plouf!"

Et oui, une blague aussi bête que ça, c'est du métahumour!

Mais mieux que ça!

Il y a deux ans, avant de partir en pologne, je vous avait fait moi aussi une petit blague!

"Un type voulais rentré dans un café, mais finalement il a rebondi"

Et ça, c'est du métahumour appliqué à du métahumour!

Parce qu'on ira jamais assez loin dans les blagues, et que chaque nouveau type de blague est en lui même souvent du méta-humour appliqué à une ancienne blague. Ca devient dur de trouver des histoires qui n'ont aucun part de méta-humour en elles, surtout quand on se frotte à l'ironie.

Au final, même les blagues carambar comportent du méta-humour. Ce qui indique qu'il existe plusieurs types de méta-humour, et qu'il peut être employé avec plus ou moins de succès.

En conclusion, souvenez-vous que l'humour passe souvent mieux quand il est donné à petites doses; au-delà, on risque de tomber dans le comique, et si la répétition peut être un effet humouristique, son abus est un effet comique.

Voilà, vous avez eu un cours sur l'humour et le méta-humour. Le tout expliqué sans trucs rigolos et machins chouettes marrants. S'pas dur n'est-ce pas?

(je vous souhaite bonne nuit parce qu'à trois heures du mat' je suis vraiment crevé)

Posté par Luminox à 02:46 - Pièce rare - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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